L’horizon

Auteur : Patrick Modiano Genre : Contemporain Année de publication : 2010 Nombre de pages : 172

Auteur : Patrick Modiano
Genre : Contemporain
Année de publication : 2010
Nombre de pages : 172

« Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d’été dont la violence s’atténuait à mesure qu’il marchait en s’abritant sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que Margaret était morte. Il n’y a pas de raison, non, il n’y a pas de raison. Même l’année de nos naissances à tous les deux, quand cette ville, vue du ciel, n’était plus qu’un amas de décombres, des lilas fleurissaient parmi les ruines, au fond des jardins. »

Jean Bosmans, le personnage principal de L’horizon, a l’habitude de noter sur un carnet les bribes de souvenirs qui lui reviennent de sa jeunesse. Il se remémore sa rencontre, vers la fin des années 60, avec Margaret Le Coz, une jeune femme qu’il a fréquentée pendant quelques mois. Ils s’étaient rencontrés dans le métro. Ils partageaient le sentiment d’être traqués. Elle, par un certain Boyaval. Lui, par sa mère, une femme avare aux cheveux rouges et son amant. Au fur et à mesure, on apprend la vie de Margaret Le Coz, et la façon dont elle fuit Boyaval. Bosmans et Margaret s’accrochent afin de trouver un horizon plus agréable.

Bosmans essaie de lutter contre le temps qui passe. Il est nostalgique et a peur de perdre le fil de son existence. Quarante ans après, il essaie de retrouver Margaret qui avait disparu. Il retrouve sa trace en tapant son nom sur internet, et se rend à Berlin.

Je ne sais pas comment le personnage pouvait se rappeler des noms et des numéros des rues. On arrivait à s’y perdre. Il y a beaucoup de déplacements, que ce soit dans Paris, mais également en dehors (Lausanne, Annecy, Berlin). Par ailleurs, nous jonglons entre différentes époques (les souvenirs, et le présent). J’avais un peu du mal à m’y retrouver parfois.

A un moment du roman, j’avais presque envie de bouger le personnage principal. Il était dans un bar et reconnait une Yvonne Gaucher. Il n’ose pas l’aborder, alors que j’attendais qu’il le fasse. Pareil au moment ou il retrouve la trace de Margaret. Il freine sa quête et hésite. J’aurais voulu plus de détails à la fin.

Cependant, l’histoire est belle, remplie de nostalgie et d’espoir. Le roman est bien écrit. C’est le premier livre que je lis de cet auteur. J’ai eu envie de le découvrir étant donné qu’il a reçu le prix Nobel de littérature.

Watson

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