Prisoner & Paper Plane

91XZQRBSSHL

Prisoner & Paper Plane est un manga de Saki Aramura, adapté d’un roman de Nekoromin@ShunjinP, dont le premier tome est sorti en France en Février 2015.

Après une révolte contre l’empire, tous les représentants d’une même race sont reclus dans un camp où ils sont traités sans ménagement ni respect par les gardes.
Parmi ces pauvres détenus, le matricule 420, un jeune homme qui n’a pas du tout la carrure pour être en prison, subit autant les agressions physiques et morales des matons que des autres prisonniers. Travaux forcés, sous-nutrition, torture psychologique, le matricule 420 voit progressivement le désespoir le gagner, quand il aperçoit quelqu’un, une jeune fille, l’observer et lui sourire de l’autre côté de la barrière électrifiée.
Cette perspective sera la bouffée d’air frais dont il aura besoin pour survivre dans l’atmosphère viciée du pénitencier où il est enfermé.

Nous découvrons le personnage principal dans son misérable quotidien où la mort vous guette au moindre faux pas et où personne n’est à l’abri, surtout un jeune garçon sans physique et sans relations.
Le  dessin est simple mais efficace. On n’est pas face à un travail exceptionnel mais le résultat est là. Les émotions sont bien transmises (mention spéciale au désespoir qu’on peut trouver en moyenne une fois par page). L’horreur est très bien représentée, ce qui met en valeur les rares passages où le héros peut entrapercevoir le bonheur.
Un mauvais point pour les passages où le récit prend une tournure humoristique, tant sur le texte que le dessin.
C’est inattendu, et, de mon point de vue, très déplacé. On y perd de l’impact pour quand le propos redevient sérieux. Quand un personnage secondaire nous lance dans une réflexion très intéressante sur la condition humaine, on a du mal à se dire que 5 cases plus tôt, le héros s’était temporairement vu octroyer une tête ridicule à la titeuf à lorgner sur un quignon de pain qu’une âme charitable lui tendait.
Le mélange ténèbres espoir semblait habilement dosé, mais la « pointe » d’humour fait malheureusement tomber le tout bien à plat.

On a également des facilités de scénario qui me laissent perplexe et donnent un peu de mal à s’immerger dans le récit.
Déjà, la mystérieuse jeune fille vient gentiment à proximité des grillages de la prison à plusieurs reprises, avec une petite robe de campagne, un grand chapeau et des petites chaussures.
Dans un premier temps, c’est pas une tenue pour faire de la randonnée, alors ça donne un peu l’impression que le camp qui doit bien sentir la charogne se trouve à 500m du patelin d’à côté.
En plus, vu la tenue pas forcément discrète de l’inconnue, j’ai du mal à penser qu’il n’y ait pas un garde sur un mirador qui l’aurait vue arriver, ou repartir, au moins une fois.
Après, on ne parlera pas de ses motifs ou d’une éventuelle curiosité morbide pour laquelle elle serait venue la première fois.
Ensuite, subitement, notre cher matricule 420, qui doit déchirer son uniforme pour bander ses plaies, trouve un stylo et une quantité non négligeable de papier pour écrire à sa muse… J’aurais bien voulu une page ou un chapitre pour expliquer le tour de passe-passe, si l’auteur a pu trouver une raison valable.

Bilan mitigé pour cette nouvelle série. J’essayerais de lire le tome 2, sans me presser, plus poussé par la curiosité et l’envie de laisser une seconde chance, plutôt que par pure envie.

UncleBen

Publicités
Cet article, publié dans Lecture, Manga, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s